L’art de museler l’opposition

 Par André Garros

Au cours du conseil municipal du 21 octobre je suis intervenu à la demande du Président et du bureau de l’école de musique pour attirer l’attention des élus sur le conflit qui opposait cette association à la municipalité.
Le courrier individuel adressé par le Président à tous les élus n’avait semble t’il suscité aucune réaction.
Les arguments que j’ai présentés auraient dû apparaître sur le procès verbal de séance, or on ne retrouve en tout et pour tout qu’un résumé succinct de trois lignes qui ne reflète pas le sens de mon intervention.
Voilà un raccourci bien pratique pour Madame Le Maire qui a refusé d’intégrer l’ensemble de mes propos espérant ainsi éviter toute polémique.
Alors pour la bonne information de tous voici l’intégralité de mon intervention :

« L’école de musique d’ASTAFFORT c’est :
125 élèves
6 emplois à temps partiel dont 1 à mi-temps.

Son financement vient en partie de la commune ( 15000 euros par an un peu moins depuis votre élection 14000)
Francis CABREL équilibre le budget à raison de 20 à 30 000 selon les années. Il a financé également certains équipements notamment les miroirs et les barres qui sont la propriété de l’école de musique.

Si la situation n’évolue pas favorablement c’est à dire annulation de la convention entre la commune et Musiquenvie la fermeture de l’Ecole Musique sera programmée pour le 31 décembre 2015.

Je crains également pour l’avenir de VOIX DU SUD à Astaffort.
En effet un conseil d’administration ordinaire se tiendra à Paris le mardi 3 novembre, à l’ordre du jour une possible délocalisation de VDS sur plusieurs sites qui ne demandent qu’a la recevoir.
Si la fermeture de l’école de musique et la délocalisation de VDS devenaient effectives les  conséquences pourraient être désastreuses d’une part pour l’image de notre commune mais plus grave sur les retombées économiques générées par les activités de ces deux associations.
Je vous laisse imaginer la campagne de presse qui s’en suivra.

Alors j’ai deux questions :
1) Veut-on par le seul fait d’une convention tirer un trait sur plus 20 ans d’efforts de développement de la culture à travers les associations en introduisant une concurrence extérieure qui aujourd’hui touche l’école de musique et qui demain pourra s’appliquer à n’importe quelle autre association, d’autant plus que des rumeurs persistantes font état d’une vente possible de cette structure ?
2) Comment avez-vous pu établir un tarif de location d’un bien public sans l’aval du présent conseil municipal qui en principe doit se prononcer sur tous les tarifs pratiqués par la commune ? La chambre régionale des comptes sera certainement très curieuse de savoir comment vous avez procédé.

D’autre part lorsque l’on interroge les conseillés municipaux  sur cette convention personne n’est au courant et ceux qui semblent l’être sont très évasifs ou gênés pour répondre.
Voilà un bel exemple de communication et de transparence».

Ces faits ont été commentés par la presse locale de façon différente selon qu’elle était plus ou moins bien informée ou partisane.
Ne voyez de ma part dans cette démarche aucun esprit de revanche, mais simplement le rôle d’un élu qui défend les intérêts des associations locales et de la commune.
A l’heure de la baisse des dotations que l’on peut comprendre, il s’agit d’être vigilant et d’éviter une mise en concurrence déloyale avec des intervenants extérieurs qui bénéficient de moyens plus importants.

André GARROS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *